Le Plan d’épargne retraite (PER), un dispositif d’épargne phare pour préparer sa retraite, se trouve au cœur des débats fiscaux. La Cour des comptes met en lumière un manque à gagner significatif pour l’État en raison de la déduction fiscale des versements effectués sur ce plan. Ce mécanisme, permettant de déduire jusqu’à 10% des revenus nets annuels du revenu imposable, représente une charge budgétaire annuelle estimée à 1,8 milliard d’euros.
Le rapport souligne que l’impact fiscal est amplifié par trois facteurs : une imposition souvent plus faible lors du retrait des fonds, l’obligation pour l’État de financer ce déficit par des emprunts, et le prélèvement forfaitaire unique de 30%, qui favorise certains contribuables. Pour limiter les pertes, la Cour propose de réduire les plafonds de déduction et de revoir les règles de report des plafonds inutilisés.

Ces propositions suscitent des inquiétudes parmi les professionnels de l’épargne, craignant qu’une telle réforme freine la dynamique du PER, un produit qui incite à l’épargne tout en soutenant l’économie réelle. Le débat reste ouvert sur l’équilibre entre les avantages pour les épargnants et les besoins budgétaires de l’État.
