Le PER aujourd’hui : un produit volontaire et flexible
Créé par la loi PACTE de 2019, le Plan d’Épargne Retraite vise à encourager l’épargne longue pour compléter les pensions issues des régimes obligatoires. Il se décline en trois formes :

- le PER individuel (PERin), ouvert à titre personnel ;
- le PER d’entreprise collectif, proposé de manière facultative aux salariés ;
- le PER d’entreprise obligatoire, réservé à certaines catégories de salariés.
À l’âge de la retraite, le titulaire peut choisir de sortir :
- en capital,
- en rente viagère,
- ou via une combinaison des deux.
Point clé : le droit actuel n’impose aucune obligation de liquidation immédiate du PER au moment du départ à la retraite. L’épargnant peut différer la sortie de son plan.
Source : Service-public.fr, Ministère de l’Économie et des Finances.
Le PER Collectif : ce qu’il faut savoir (1ère partie)
Investir dans un PER : Maximisez vos économies fiscales dès 2024
Une proposition parlementaire à l’origine du débat
À l’automne 2025, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, un amendement déposé par des députés a ravivé le débat. Celui-ci proposait de rendre automatique la liquidation du PER dès l’âge de départ à la retraite.
L’objectif affiché : limiter certains usages jugés abusifs du PER sur le plan fiscal. En effet, lorsqu’un titulaire décède sans avoir liquidé son PER, les sommes issues de versements déduits fiscalement n’ont pas été soumises à l’impôt sur le revenu, ce qui peut créer un effet d’optimisation successorale.
Cet amendement a été adopté en commission des finances, ce qui explique l’importante couverture médiatique qu’il a suscitée.
Sources :
Boursorama ;
Assemblée nationale.
Ce qui a été décidé : aucun changement à ce stade
Contrairement à certaines interprétations alarmistes, la mesure n’a pas été adoptée définitivement. Lors de l’examen du texte en séance publique à l’Assemblée nationale, l’amendement a été rejeté.
En conséquence :
- la liquidation automatique du PER à la retraite n’est pas en vigueur ;
- le cadre juridique du PER reste inchangé en janvier 2026 ;
- les épargnants conservent leur liberté de choix.
Source : Économie Matin.
Pourquoi cette idée revient régulièrement dans le débat public
Si la proposition a été rejetée, elle révèle néanmoins plusieurs tensions autour du PER :
Un enjeu fiscal pour l’État
Le PER représente un coût budgétaire important en raison de la déductibilité des versements. Certains élus estiment que le dispositif doit rester strictement cantonné à la retraite, sans dérive patrimoniale.
La protection de la liberté de l’épargnant
À l’inverse, les professionnels de la gestion de patrimoine et de l’assurance soulignent que la souplesse du PER constitue précisément son attractivité. Une obligation de liquidation irait à l’encontre de l’esprit initial de la loi PACTE.
Que doivent retenir les épargnants en 2026 ?
À ce jour, aucune obligation de liquidation du PER à la retraite n’existe. Les règles restent les suivantes :
- la sortie est librement choisie par le titulaire ;
- elle peut être différée après l’âge de la retraite ;
- le choix entre capital et rente demeure.
Toutefois, le débat montre que le PER est désormais au cœur des réflexions sur le financement des retraites et la fiscalité de l’épargne. De futures évolutions ne peuvent donc pas être totalement exclues à moyen terme.
Conclusion
Non, le PER ne devient pas obligatoire à liquider à la retraite. Malgré une tentative parlementaire en 2025, la mesure a été rejetée et le cadre actuel demeure en vigueur en janvier 2026.
Pour les épargnants comme pour les conseillers, cette séquence rappelle l’importance de suivre l’actualité réglementaire afin d’adapter les stratégies d’épargne retraite dans un environnement fiscal en constante évolution.
